Mardi 19 juin 2007

Le débourrage à la monte - 2ème phase                                                

J'ai parlé précédemment du débourrage au sol, maintenant je vais préparer le cheval à être monté et commencer une nouvelle étape du débourrage.

Lors de la première étape, j'ai acquis, la confiance, le respect, la légereté, la disponibilité de mon cheval envers moi, son déplacement en avant, en arrière, changer de direction, désensibilisation, réaction à la pression, à la suggestion.

Je vais donc préparer mon cheval à être monté ( à ce propos je vais faire une remarque particulière, et préciser qu'en fait je vais demander à mon cheval, la permission de monter sur son dos et en auncun cas prendre possession de son dos) Réfléchir à cette notion ?

1) Dans le rond de longe, je vais déposer au sol un tapis de selle usager (comportant déjà des odeurs), et la selle. Je vais laisser mon cheval seul, de façon à ce que sa curiosité naturelle le pousse à s'approcher et sentir ces objets.  Dès que le cheval sera confiant face à ces objets, je vais entrer dans le rond de longe et bouger ces objets délicatement mais avec fermeté, et faire un peu de bruit avec les étriers, tapoter la selle, le tapis et  ressortir et vérifiez que ses réactions n'ont pas changé.

Le cheval est capable désormais de rester à l'attache, (débourrage au sol), je vais donc l'attacher dans le rond de longe, le caresser, le détendre, et lui présenter le tapis de selle (lui faire sentir, il connait cet objet) et je vais frotter le tapis en partant du bas du dos jusqu'aux oreilles et vice et versa, délicatement, sans précipation, sans provoquer d'énervement du cheval. Je vais répéter cette opération plusieurs fois de chaque côté du cheval (n'oubliez jamais qu'il faut impérativement travailler des deux côtés du cheval), jusqu'à ce que le cheval reste immobile et insensible à l'objet. Ensuite,  je vais lui présenter la selle (lui faire sentir, il connait l'objet) et une astuce (après avoir préalablement vérifier que la sangle se trouvant sur la selle est bien celle correspondante à sa taille et dèja à peu près ajustée), je vais présenter la selle non pas du côté droit du cheval, mais du côté gauche : 

Pourquoi ?

Tout simplement, pour n'avoir qu'une seule manipulation à faire, accrocher la sangle, et ne pas tourner plusieurs fois autour du cheval, ce qui pourrait entraîner une réaction d'énervement et aussi parcequ'il ne faut pas traîner pour attacher la selle, j'ai bien dit attacher de façon à ce qu'elle ne risque pas de tourner, il ne s'agit pas de sangler à fond ou excessivement, juste ce qu'il faut pour tenir la selle (contact délicat de la sangle). Une fois la selle sur son dos, je vais à nouveau tapoter le tapis, bouger les étriers, de façon à lui faire reconnaître un bruit qu'il a déjà entendu, mon cheval doit rester calme, immobile et confiant. Si ce n'est pas le cas, il faudra recommencer depuis le tout début de la 2ème phase . J'ai probablement commis une erreur.

 

C'est fait, mon cheval est sellé,  il est calme, je vais pouvoir lui demander de se déplacer avec la selle sur son dos et débloquer ses épaules.

 

 

Je vais prendre une longe de 3 mètres( minimum de sécurité pour moi, car il ne faut pas exclure quelques réactions), et faire tourner mon cheval sur un petit cercle au pas, au trot, aux deux mains, pour débloquer ses épaules et vérifier que la selle est en place et ne lui occasionne aucune gêne. Si tout va bien que rien ne se passe, je vais détacher mon cheval, et l'envoyer sur le grand cercle du rond de longe, pour lui demander le pas, le trot, et le galop aux deux mains. Tout va bien , il est resté calme, c'est gagné. Je Veille toutefois avant à réajuster délicatement la sangle de la selle si besoin.

 

 

Il va maintenant falloir qu'il m'autorise à  monter sur son dos.

 

 

(Fera l'objet d'un autre article)

 

 

par Bontemps publié dans : Le dressage
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Mardi 19 juin 2007

1ère phase : Le Débourrage au sol.

Il s'agit de mettre un cheval en condition d'acceptation de la domination de l'homme.

Pour moi le débourrage ne consiste pas à mettre un cheval dans un rond de longe avec  une selle sur le dos, une chambrière aux fesses et hu ! On y va, cela ne s'accomplit pas en trois jours.

IL existe des poulains qui n'ont jamais été séparés de leurs congénères que l'on met dans une situation brutale, conflictuelle,  les rendant potentiellement dangereux, car on a atteint alors, à leur intégrité mentale, psychique et physique, sans prendre le temps de comprendre et d'analyser les différents comportements de l'animal.

Le débourrage d'un cheval doit prendre un certain temps et respecter la physiologie du cheval :

Voici les différentes étapes à respecter selon moi, c'est très important, je ne me base pas sur les idées de professionnels du dressage, ou de l'éthologie,  chacun pratique selon ses convictions et ses connaissances, mais uniquement sur les miennes, sur mes sensations, sur le contact, la confiance, la patience, le respect que j'essaie d'inspirer au cheval.

C'est à dire :

- La séparation avec un autre congénère, l'acceptation de cette séparation.

 

- Le changement d'environnement (primordial)

- Le lieu

       ( Un rond de longe de minimum 20 m à 25m de diamètre)

Pourquoi ?

Pour permettre au cheval de fuir en cas de panique, pour la sécurité du dresseur. Eviter les ronds de longe fermés totalement avec des cloisons bois et inférieur à 20 m de diamètre. Le cheval se sent prisonnier sans possibilité de fuir et peut développer une agressivité vous mettant en danger, ces ronds de longe sont très haut et empêche le cheval d'associer sa vision aux bruits qu'il entend. Il doit se sentir libre, un rond de longe en fil est bien plus efficace et ne provoque pas cette panique d'enfermement.

Mes phases personnelles :

 

- Travail en liberté, apprendre le respect, l'espace personnel, la décontraction, la direction, à être lèger avec un licol, etc.

- Jouer avec le cheval c'est important pour lui.

- Caresses pour le récompenser

- Fermeté pour le punir, mais sans coups, sans brutalité, mais par la pression et la suggestion (déplacement de mon corps, l'énergie de mon corps). Ne pas en faire trop, trop de pression est méfaste et reste sans résultat, à moi de doser correctement mes actions en fonction de la réponse de mon cheval.

- Faire conprendre au cheval, que cet espace de travail, n'est pas un lieu de torture, mais un lieu de bien être où il peut avoir un contact sécurisant avec moi . jouer avec moi, avoir des récompenses ou des punitions.

 

- Lui faire voir et sentir les objets que je vais utiliser, lui laisser le temps d'apprendre, de comprendre et d'analyser, il apprend vite, il a une excellente mémoire, encore faut il avoir pris le temps d'effectuer correctement les actions précédentes. La confiance et les résultats en seront d'autant plus rapides, que je pourrais  ensuite passer à la phase suivante, c'est à dire : désensibilisation, à l'acceptation d'une selle, puis d'un cavalier, le préparer à  l'utilisation d'un mors, tout cela fera l'objet d'un second article.

 

par Bontemps publié dans : Le dressage
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Mardi 5 décembre 2006

Le premier travail, consiste déjà à récupérer votre cheval dans un pré ou un paddock.

Combien de fois, j'ai vu des cavaliers courrir après leur cheval dans le pré, et cela pendant plusieurs heures parfois, et abandonner.

Lorsque vous entrez dans le pré où votre cheval sébat en liberté sans contrainte, dans son domaine, dîtes vous bien que vous êtes pour votre cheval, à partir du moment où vous entrez dans le pré, le prédateur qui vient chercher sa proie pour lui infliger des choses désagréables (nettoyage, tonte, soins, piqûres, travail, mors, éperon, harnachement etc...)

Votre cheval va à partir de cet instant vous fuir par tous les moyens à sa disposition.

Certains cavaliers m'ont répondu : ce n'est pas vrai, mon cheval me connaît, il m'aime, il joue. Eh bien détrompez-vous !

Quoi que vous en pensiez, vous déranger votre cheval, et pour lui seule sa liberté est importante.

Notre objectif va être alors, de faire comprendre à votre cheval, que votre présence est une chose agréable pour lui, un confort, qu'avec vous il se sent bien.

Imaginez votre cheval au bout de son pré, il vous voit, et arrive vers vous au galop, mais pas pour une carotte ou une friandise, simplement pour venir vous voir, cela serait formidable ! non ?

Je vais vous expliquer, comment moi je procède et ce pour n'importe quel cheval, entier, poulain, jument, jeune, vieux, peu importe :

 

Tout d'abord vous devez être capable des qualités suivantes :

- Patience

- Calme

- Compréhension

- Décontraction

- Avoir des connaissances sur la vie d'un cheval dans son milieu naturel.

 

1ère étape :

Je rentre dans le pré, je n'ai rien dans les mains, je suis décontractée, je sifflote, je me promène, mais jamais en allant vers le cheval, au contraire je m'en éloigne le plus possible, et j'observe sa réaction.

Si il me regarde, cela signifie qu'il s'intérroge de ma présence, donc il se méfie.

Si il continue de brouter, c'est que cela ne lui pose pas de problème que je sois dans son espace, là c'est déjà plus encourageant, car ma présence ne l'inqiète pas.

A partir de là, même si le cheval se méfie (1er cas de figure), je vais me mettre au milieu du pré, m'asseoir si possible et attendre (cela peut être très long comme très rapide)  dans tous les cas, je ne fais rien, je ne regarde pas le cheval, je l'ignore et très important je reste calme, décontractéé et patiente.

Au bout d'un certain temps, la curiosité du cheval va se faire sentir, il va petit à petit se rapprocher de moi et observer mes gestes. Je dois rester immobile jusqu'à ce que le cheval décide enfin de venir me voir, me sentir. A ce moment là, je vais le caresser et m'en allez du prè, je referme la porte, et je recommence cette opération deux à trois fois dans la journée, jusqu'à ce que ma simple vue fasse venir le cheval vers moi. (pas de carotte, pas de friandise, pas de licol).

2ème étape :

Bon, le premier objectif est atteint, maintenant il va falloir lui passer un licol. Eh bien je vais procéder de la même manière.

J'entre dans le pré avec mon licol sur l'épaule, pas dans la main, il faut que les conditions d'approche soient les mêmes, rien dans les mains. le cheval est censé maintenant venir vers moi.  lorsqu'il est à côté de moi, le le caresse doucement, et je lui présente le licol, mais sans lui mettre, je lui fais sentir, puis je le caresse à nouveau et je m'en vais. Je refais la même opération à deux reprises et j'arrête.

 

3ème étape :

 

Le lendemain, j'entre dans le pré, licol sur l'épaule, j'attends que le cheval vienne vers moi, je le caresse, je lui fais sentir le licol, et là je le lui met le plus délicatement possible,  je caresse et j'attends avant de l'emmener avec moi. Au retour, j'entre dans le pré, je caresse, je retire délicatement le licol, je caresse et je reste un peu avec lui. 

Si  le cheval reste à côté de moi, c'est que ma présence est maintenant pour lui un plaisir, si il part au galop, il peut soit exprimer sa joie d'être libre, soit me fuir encore, eh bien à ce moment je recommence toute l'opération depuis le début. Lorsque je retire le licol du cheval, même si il est content de retourner dans son pré ou avec ses congénères, il doit rester près de moi. C'est seulement après que j'aie quitté le pré qu'il doit laisser exprimer sa joie.

A partir de ce moment là, vous n'aurez plus à courrir après votre cheval.

 

Une chose très importante lorsque vous caressez un cheval, c'est une caresse pas une tape. Dans la nature les chevaux se caressent, ils ne se donnent pas des tapes avec le nez. Autre chose, lorsque vous emmenez votre cheval du pré, n'allez pas tout de suite le brosser, le seller etc. Laissez le brouter en extérieur une quinzaine de minutes, il faut qu'il associe la sortie de son prè à un moment agréable et non pas l'inverse.

par Bontemps publié dans : Le dressage
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